Commémoration du 11 novembre: des Femen forcent la sécurité sur les Champs-Élysées

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Juste pour le passage de la voiture de Donald Trump.




11-NOVEMBRE – L’arrivée de Donald Trump sur les Champs-Elysées pour les commémorations du 11 novembre a failli être perturbée par trois Femen, qui ont forcé la sécurité au passage du cortège présidentiel.

Seins nus sur lesquels était écrit “Hypocrisie”, deux militantes ont sauté les barrières de sécurité au moment où la voiture de Donald Trump passait devant le public peu avant 11H. Une troisième militante positionnée un peu plus haut sur l’avenue a fait de même.






Toutes trois ont été interpellées, l’une sur la chaussée, les deux autres après avoir été bloquées par les forces de sécurité après les barrières, a indiqué à l’AFP la Préfecture de police.

“La France célèbre la paix avec cette cérémonie mais la moitié des chefs d’État invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde”, a déclaré peu après à l’AFP une militante Femen présente sur place, Constance Lefèvre.

Sur Twitter, Inna Shevchenko a dénoncé une “ganster party” avec les “responsables des belligérances actuelles.”






La sécurité du cortège remise en question?
Cette intrusion, rarissime, a soulevé la question de l’efficacité du dispositif de sécurité. Mais le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rapidement balayé les critiques éventuelles. “C’est une opération de communication visuelle pratiquée par les Femen (…) L’essentiel c’est que la sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n’a été en rien menacée”, a-t-il ajouté en marge d’une visite de sécurisation du site du Forum de Paris sur la paix.

Contrairement aux autres dirigeants venus en navette, Donald Trump est arrivé sur les Champs-Elysées dans son propre véhicule. Vladimir Poutine a fait de même, passant par l’avenue de la Grande Armée.

La veille déjà, plusieurs militantes avaient manifesté sous l’Arc de Triomphe, dénonçant la venue de “criminels de guerre” aux commémorations. Selon Tara Lacroix, militante de 24 ans, l’une des militantes arrêtées, elles venaient “protester contre la venue de chefs d’État qui font honte à la paix. La plupart sont des dictateurs qui ne respectent pas les droits de l’Homme dans leur pays”. Après avoir été placées en garde à vue dans la foulée, elles ont été convoquées au commissariat pour le 25 mars.

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