La méthode dure de Castaner et Philippe contre les gilets jaunes “n’a pas marché”

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Gilets jaunes: “le gouvernement doit mettre de l’argent sur la table”

Coup de théâtre au milieu de la crise des “gilets jaunes”. Emmanuel Macron a promis des mesures d’accompagnements pour mardi. Ce vendredi matin, au lendemain de cette annonce, nos éditorialistes ont analysé le changement de cap du président de la République.

Il y aura donc de nouvelles mesures d’accompagnement, histoire de rendre la transition écologique “acceptable et démocratique”.






C’est l’annonce qu’a faite Emmanuel Macron jeudi soir. Et il formulera ses réponses aux “gilets jaunes” mardi prochain. Ce vendredi matin, sur notre plateau, nos éditorialistes ont analysé ce changement de pied après que le gouvernement a martelé un message de fermeté plusieurs jours durant.

“On vit un tournant”
“On est en train de vivre un tournant dans ce conflit et je peux vous dire que notre sondage de mardi soir a fait l’effet d’une douche froide. 70% des Français qui continuent de soutenir le mouvement malgré deux morts, 500 blessés, malgré toutes les images que l’on a vues et puis deuxième sondage ce matin d’Odoxa, 82% des Français souhaitent qu’on renonce aux taxes. Alors, renoncer aux taxes, ce n’est pas possible pour le gouvernement, en revanche, on peut les moduler.

Peut-être que les taxes ne doivent pas être les mêmes selon les territoires. On peut supprimer la part régionale et demander à l’Etat de la compenser auprès des régions. C’est tout bénéfice pour les gens qui vivent dans les zones rurales ou dans les zones périurbaines. Ça n’est qu’un exemple mais ça veut dire qu’il y a des marges de manœuvre, des possibilités. A une condition, accepter le principe de mettre de l’argent sur la table.”

Nicolas Doze: “Il faut de l’argent”




Pour notre éditorialiste économique, Nicolas Doze, la solution au problème est bien là:

“Il faut s’attendre à de nouvelles aides, socialement acceptables, y compris sur les taxes liées à l’écologie, ça c’est pour les ‘gilets jaunes’, des promesses de négociation sur un pacte social, ça c’est pour les syndicats et probablement des mises au point sur l’avenir à long terme de la filière nucléaire ou des énergies fossiles. Il faut de l’argent. L’Elysée le dit, le résume, ‘il y aura de l’argent’. Car, le problème maintenant, c’est qu’il faut du cash, quelque chose qui se voit tout de suite. (…) Le stress est trop fort, il est évident qu’il faut des réponses totalement immédiates et les plus simples possibles.”

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