Le gouvernement ne fera pas de «coup de pouce» au SMIC car «cela détruit des emplois»

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Ce dimanche 9 décembre, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, annonce qu’aucune revalorisation du Salaire minimum de croissance (SMIC) n’est prévue, dans le souci de ne pas «détruire d’emplois».

La ministre du Travail Muriel Pénicaud annonce ce dimanche 9 décembre qu’aucune revalorisation du Salaire minimum de croissance (SMIC) n’est prévue, dans le souci de ne pas “détruire d’emplois”.






annonce risque de ne pas passer en pleine crise sociale et au lendemain d’une mobilisation, encore très forte, des “gilets jaunes”. Le gouvernement n’annoncera pas de “coup de pouce” supplémentaire au Smic au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier, car une telle mesure détruirait des emplois, annonce ce dimanche 9 décembre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

“Le coup de pouce au Smic on sait que ça détruit des emplois, donc ça n’est pas la bonne méthode”, argue la ministre sur le plateau de LCI. “Si on augmente tous les salaires de façon automatique, il y a plein d’artisans et de commerçants qui vont mettre la clef sous la porte, ou alors ils vont augmenter les prix et personne ne pourra se payer le service”, fait-elle valoir. “En revanche, il y a de nombreuses branches ou entreprises où on peut soit augmenter l’intéressement ou la participation, (…) soit augmenter les salaires”, ajoute Muriel Pénicaud.



“J’ai appelé les entreprises et les branches, toutes celles qui le peuvent, à négocier sur les salaires et à aller plus vite sur ce sujet”, souligne encore la ministre. Si “la mesure générale détruit de l’emploi”, “la mesure ciblée peut permettre de garder l’équilibre entre créer de la compétitivité et de l’emploi, et augmenter les salaires”, a-t-elle insisté.






Le Premier ministre Édouard Philippe avait affiché jeudi 6 décembre son ouverture pour des mesures supplémentaires en faveur des salaires au niveau du Smic. L’annonce a été faite au cours d’une semaine de tâtonnements de la part du gouvernement pour tenter d’apaiser les “gilets jaunes”. Ces mesures supplémentaires seront mises en place à la condition qu’elles ne pénalisent pas “excessivement” la compétitivité des entreprises françaises.

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