[VIDÉO] Le mouvement se poursuit avec violence à la Réunion

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Appel au calme.Sur toute l’île de la Réunion, la Direction régionale des routes recensait 31 barrages de «gilets jaunes» à 11 heures ce matin et près de 25 seraient encore en place, dans une ambiance tendue sur la plupart des sites, avec notamment des jets de pierres, des feux de poubelles, de pneus ou de palettes, après une nuit marquée par des violences urbaines.

La majorité des écoles et l’université restent fermées, comme le conseil départemental et les chambres consulaires, et les transports en commun ne sont pas assurés.




Le dépôt de carburant de l’île est bloqué, a précisé la ministre des Outre-mer Annick Girardin, disant craindre «très vite des problèmes de ravitaillement» qui «pourraient toucher l’aéroport» et appelant au calme.

Après deux jours de mobilisation, les blocages continuent sur l’île de la Réunion. Le mouvement des gilets jaunes ne s’affaiblit pas et la préfecture demande des renforts face à la montée des tensions.

Un lundi noir s’annonce sur les routes de La Réunion. Les gilets jaunes ont mis de nouveaux barrages en place tôt ce matin après une nuit d’appel aux blocages sur les réseaux sociaux. Plus d’une vingtaine de barrages sont encore en place, certains totalement bloqués, d’autres filtrants.






La Route du Littoral, axe principal de l’île, a été bloquée pendant plusieurs heures dans les deux sens. Ils ont été évacués par les forces de l’ordre, comme le montrent ces images de Réunion la 1ère :


La SRPP est bloquée au Port

Dans la ville du Port, l’entrée de la SRPP, la Société Réunionnaise de Produits Pétroliers, est bloquée ce lundi par une cinquantaine de gilets jaunes. Des transporteurs sont également présents. « Nous avons ciblé la SRPP. Le seul moyen de nous faire entendre, est de bloquer ce poumon économique de l’île », explique un membre du Collectif 974. « C’est le seul point stratégique qui fait réagir tout le monde lorsqu’il est bloqué », ajoute une manifestante.
Les violences et les débordements continuent






Après un week-end très compliqué, les violences et les débordements se poursuivent ce lundi. A Saint-Joseph, une altercation entre des automobilistes et des manifestants a eu lieu. Et des « gilets jaunes » tentaient en fin de matinée d’escalader les grilles du conseil régional. Des pillages sont en cours dans un magasin de sport de la ville de Saint-Pierre et des manifestations tendues ont lieu à Saint-Denis.

C’est la continuité d’un week-end fortement tendu malgré un début de manifestation plutôt calme. Dès la mi-journée samedi, les points de blocages ont été ralliés par des jeunes et la tension est montée avec les forces de l’ordre, notamment à Saint-Denis, Sainte-Marie et Saint-Benoît. La nuit de samedi à dimanche a été très agitée avec des voitures et des poubelles brûlées, des vitrines saccagées et des jets de galets. 24 interpellations ont eu lieu mais pas de blessés à déplorer.

En revanche dimanche les débordements ont été plus lourds. A Saint-Paul, 4 gendarmes ont été blessés en essayant de lever un barrage. Une concession automobile du Port a été incendiée tout comme un magasin de Saint-Benoît.



« Tolérantes » le samedi, les forces de l’ordre avait annoncé vouloir changer d’attitude et passer à la sanction contre les bloqueurs. Face à ces débordements, la préfecture a tenu un point presse ce lundi. Elle a annoncé vouloir libérer les points stratégiques si les blocages persistent, comme sur la Route du Littoral. La SRPP et la route vers l’aéroport pourraient l’être également, après des perturbations sur les vols en direction de Paris dans la journée de samedi.
La préfecture annonce également avoir fait une demande de renfort pour La Réunion. Enfin, l’UNSA Police dénonce des violences « intolérables » dans un communiqué, rappelant que « des revendications sociales et économiques ne trouveront jamais de légitimité dans la violence. »
Annick Girardin appelle au calme






Invitée ce lundi matin à Paris sur la chaîne Public Sénat, Annick Girardin a fait le point sur le mouvement des gilets jaunes. La ministre des Outre-mer appelle au calme :

La nuit dernière il y a eu de fortes violences. Des incendies volontaires ont eu lieu. Je voudrais que chacun prenne conscience de ses responsabilités. Il faut appeler au calme. Autour des manifestants, il y a aussi un certain nombre de jeunes et de moins jeunes qui en profitent pour de la casse, pour récupérer le mouvement.

– Annick Girardin, ministre des Outre-mer
S’il dit différencier les gilets jaunes des casseurs, le député de La Réunion Jean-Hugues Ratenon (LFI) a lui appelé à « poursuivre le mouvement (…) autant de jours qu’il faudra pour que le gouvernement prenne un certain nombre de mesures en faveur de la population. »
La vie scolaire et étudiante perturbée

Conséquences des blocages et des débordements, de nombreuses mairies ont préféré fermer les écoles. A Saint-André et à Bras-Panon, les grilles des écoles sont restées closes. Du côté de Saint-Louis, Saint-Benoît, Saint-Paul, Saint-Leu, La Possession et Saint-Denis, les administrations ont demandé aux parents de venir récupérer les enfants plus tôt afin de fermer les établissements. L’université de La Réunion avait annoncé dès samedi le report des examens prévus ce 19 novembre à une date ultérieure.






La vie économique et culturelle a été fortement perturbée ce week-end également. De nombreux magasins ont gardé les rideaux baissés et des évènements ont été annulés. Enfin les services du département ont fermé à 12h.

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Gilet jaune a Passy , Haute Savoie