[VIDÉO] Une députée Macronienne enfile un gilet jaune et soutient la mobilisation

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Sonia Krimi, députée de la République en marche, a apporté son soutien au mouvement des gilets jaunes. Sa collègue Marie Lebec dénonce « de la démagogie à bas coût ».

Une députée de la majorité qui enfile un gilet jaune pour soutenir le mouvement de contestation. Cette image pour le moins inattendue est survenue vendredi. Sonia Krimi, députée En marche de la 4e circonscription de la Manche a reçu plusieurs Gilets jaunes au sein de sa permanence de Cherbourg. A l’occasion, l’élue a elle même revêtu un gilet d’après les images de France Bleu Cotentin. « Si je n’avais pas été députée, je serais peut-être dans la rue pour dire que je ne suis pas contente », a expliqué Sonia Krimi. « Je vais faire comme mon collègue Jean Lassalle », a-t-elle ensuite poursuivi en référence au député non-inscrit qui avait porté cet uniforme dans l’Assemblée nationale provoquant une suspension de séance. « Symboliquement je le met parce que je vous soutiens », a encore insisté Sonia Krimi.






Marie Lebec dénonce « de la démagogie à bas coût »

La députée a ensuite directement répondu à Edouard Philippe. « C’est très bien de garder le cap, mais quand vous avez une tempête de vent, parfois, il faut charger la route. Et surtout, quand vous n’avez plus personne dans le bateau, vous faites comment? Comment garder le cap sans marins? La France ne peut pas être réformée sans les Français », a déclaré Sonia Krimi.

Des propos qui ont particulièrement agacé une autre députée de la République en Marche, Marie Lebec. Interrogée sur le plateau de BFMTV vendredi soir, l’élue des Yvelines a vivement critiqué sa collègue. « Sonia Krimi fait ce qu’elle veut, elle n’est pas obligé d’être membre de la République en marche. Si elle ne se sent pas de porter cette politique et qu’elle préfère faire de la démagogie à bas-coûts, elle peut toujours quitter le groupe », a tancé Marie Lebec.




Sonia Krimi avait déjà pris ses distances avec la majorité au moment du vote de la loi asile-immigration où elle s’était abstenue estimant que cette loi n’envoyait pas « les bons signaux ».

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